Comment chier dans les bois de « Kathleen Meyer »

Comment chier dans les bois de « Kathleen Meyer »

Résumé de « Comment chier dans les bois. Pour une approche environnementale d’un art perdu. » De Kathleen Meyer : Dans cet ouvrage,

Titre original : How to shit in the woods : Environmentally sound approach to a lost art.

Chronique et résumé de « Comment chier dans les bois » de Kathleen Meyer

A propos de l’auteur

Kathleen est une écrivain américaine née le 1942 à Manhattan, New York, c’est une auteure d’ouvrages sur la nature et photographe. Dont les principaux thèmes de ses livres sont : Nature • Humour • Éducation • Environnement.
Kathleen Meyer est une fervente défenseure de l’environnement et est diplômée de l’Université de San Francisco. Elle crée et fut la rédactrice en chef du journal Headwaters, publié par l’association des Amis de la rivière. C’est une spécialiste de la mer et guide de montagne, elle pratique également le canoë-kayak et le rafting. Kathleen Meyer a également traversé trois états des Montagnes Rocheuses en chariot bâché tiré par un attelage de chevaux.
De nos jours, elle vivrait dans une ancienne laiterie à Bitterroot Valley dans la Montana.
La première édition de ce livre a été en 1989.

CV

Note de l’édition Française

Jean-Marc Porte, co-fondateur de « Trek-Magasine », nous présente dans les grandes lignes l’auteur Kathleen comme quelqu’un de très proche de la nature voire même quelqu’un d’extrémiste. J’ai trouvé ce passage un peu poussé mais bon au moins c’est honnête. Ensuite, M. Porte nous annonce les différences culturelles entre les deux côtés de l’atlantique. Bien sûr, nous n’avons pas les mêmes points de vue à ce sujet et l’éditeur nous rappelle cette différence avant de commencer la lecture. Il insiste également sur le fait que nous allons en apprendre beaucoup sur le sujet du livre ainsi qu’il n’existe que peu de documentation à ce sujet. 

Note de l’auteur

Dans ce passage, Kathleen nous expose le mal qu’elle a eu à écrire ce livre de par son sujet. C’est-à-dire qu’elle ne savait pas comment appeler la « merde » autrement que par ce nom. Elle ne voulait choquer personne, mais ni ne voulait infantiliser la lecture. L’auteur nous explique un peu les étapes passées pour accepter son utilisation et en est très contente. Cela aura quand même pris des années. 

comment chier dans les bois

Les Préfaces

De la nouvelle édition

Dans cette nouvelle préface, on nous explique le parcours de ce livre. Après sa finalisation, aucun éditeur ne voulait se lancer dans la publication de cet ouvrage. Mais, au vu de son grand impact et succès, ils ont vite retourné leur veste.. Enfin bref, les choses ont vraiment commencé à bouger pour Kathleen (que les gens appelaient « Madame Merde »..) au moment où, en 1996, elle reçoit dans son télécopieur une invitation de.. « L’association des toilettes Japonaise ». Non non, ce n’est pas une blague, elle fût invitée à prononcer un discours durant l’ouverture du troisième « Internationnal Toilet Symposium ». C’est le début après avoir vu son livre dans quelques boutiques et différentes étagères du monde entier. Là, elle se dit que c’est officiel. Le monde était en train de basculer vers un « Remportez tout ». 

De l’originale

La première édition a désormais à plus de 20 ans. « Madame Merde » nous explique dans cette préface son expérience vis à vis de ce sujet. Comment elle a repéré ce problème, ainsi que les réactions des gens face à cela. Elle veut également sensibiliser sur le fait, que si l’on continue dans cette lancée. Nous allons nous retrouver avec des tableaux que nous n’avons pas envie d’avoir. 

Chapitre 1 « Anatomie d’une merde »

De la page 33 à 47.
Dans ce premier chapitre, l’auteur commence par l’histoire des premières toilettes moderne. Ainsi, elle nous présente Thomas Crapper. Ce n’est pas la peine de retenir son nom, c’est juste pour le coté historique ^^. Ensuite, Kathleen nous présente les problèmes qui ont amené nos toilettes à évoluer comme elles le sont aujourd’hui.

Puis elle reprend le fil de son histoire en nous racontant les histoires de gens qu’elle a connu, côtoyé voire même juste interviewer. De l’histoire improbable d’Henry et de sa merde qui roule ou Alice qui s’est fait voir par de jeunes scouts en bord de route, etc.. Oui, il ne faudra pas être choqué. Ce livre n’est pas des plus politiquement correct donc il est normal que mon analyse respecte l’auteur ^^. En effet, vous l’aurez compris, toutes ces histoires nous ramène à une dure réalité, qu’il n’est pas si simple de chier dans les bois et qu’il faut connaître les erreurs des autres pour ne pas reproduire ces mêmes erreurs 😉  

Chapitre 2 « En creusant votre trou… »

De la page 49 à 73.
Dans ce second chapitre, notre amie Kathleen nous donne énormément d’informations.

  • Déjà, on découvre les « trous de chat ». Alors, qu’est-ce qu’un trou de chat ? Le principe est simple, l’auteur explique simplement que le mieux quand on laisse un joli cadeau est de l’enterrer. Que ce soit pour le visuel ou pour se désagréger en milieu naturel, c’est à priori le mieux. 
  • Ensuite, ça continue en nous parlant des maladies qui est possible d’avoir selon l’exposition que nous pouvons avoir face à nos crottes. Dont la « Giardiase », c’est un microscopique kyste. Ce n’est pas mortel, si vous êtes en bonne santé et il est possible d’être porteur sain. 

La Giardise

La Giardise se manifeste après un séjour à l’étranger ou en pleine nature et a été découverte au Colorado en 1970 et en 1991 en Nouvelle Zélande. Elle peut vous provoquer :

  1. Des selles importantes, fluides mais pas liquides. Le tout apparaît 7 à 10 jours après ingestion et dure encore une dizaine de jours. Des douleurs et sans compter que, ces problèmes peuvent devenir chroniques
  2. Par ailleurs, vous pouvez aussi avoir des nausées et vomissement, des pertes d’appétit, en plus de maux de tête et de fièvre légère.
  3. Les symptômes peuvent durer jusqu’à 20 jours.
  4. Puis, forcément, une perte de poids.
  5. Selle claire.
  6. Pour finir, des douleurs dans le haut de l’estomac.

Cliquez ici pour en savoir plus sur cette maladie

Revenons-en à nos moutons

Ensuite, nous découvrons que cette dernière est ce qu’on appelle une « Fécale/Orale ». C’est-à-dire qu’on peut l’attrape quand on ne se lave pas les mains en gros ;).
On apprend également, que cette maladie peut rester viable pendant plusieurs mois dans l’eau froide. D’où l’importance de ne pas se soulager dans l’eau ou à proximité.
Toute eau qui passe par la terre peut potentiellement être infectée. La Giardise Lamblia se « déplace » soit par : l’écoulement/élévation des eaux voire même, par la fourrure des animaux qui se seraient roulé dans des fèces.
Madame Meyer nous apprend également qu’il y a des porteurs identifiés. Comme par exemple : les castors, rat musqué, etc..
L’auteur nous explique même les contre théorie. Comme celle qui dit que : « la maladie a toujours existé. Nous n’avions juste pas la technologie pour la voir. » Mais elle contre cette contre théorie, mais je ne vais pas tout vous dire non plus, le but est de vous donner envie de lire ce livre ;).
Par la suite, on découvre une autre maladie, le « Cryptosporidium » qui donne la « Cryptosporidiose ». Kathleen nous explique que cette dernière est plus résistante dans l’eau même chlorée. Mais aussi, qu’elle est donc plus fréquente, avec la même transmission et que la meilleure solution est de filtrer l’eau.
Kathleen Meyer avertie également que la plupart des tests effectués sont souvent faussés car trop cher. Et ça, c’est quand même fou.. 

Les solutions

Pour elle la solution si, on laisse un paquet cadeau, ça reste, de faire des trous Madame vous présente l’outil idéal pour faire de jolies trous de chat, elle est légère et prend peu de place. Je vous présente… La U-DIG IT. Puis elle donne des indications pour choisir l’emplacement de notre trou. Entendez par là : éloigné des criques, torrents et lacs (50m recommandées). Sans compter, les lignes des eaux de printemps, c’est-à-dire les traces d’eaux que l’on peut voir sur les roches en général. Pour faire un bon trou de chat, il faut : creuser à 25cm de profondeur, là où les ensimes sont les plus efficaces et mélanger avec un bâton et de la terre. 

Pour l’urine pas de problème en général. Entre deux explications, on a quand même le droit à de petites anecdotes comme celle des grands grimpeurs qui font leur besoin depuis les airs. Donc, faites attention à garder une distante de sécurité ;).
Et que faire du papier ?? L’enterrer ? Surement pas, c’est trop long à se désagréger. Il vaut mieux le ramener avec soi et au pire le brûler en faisant attention à ne pas mettre le feu à la forêt ;).
Pour finir, Kathleen fait un rappel des endroits ou creuser : au-dessus des lignes d’eau, éloigné des sources et pâturages, à 50 mètres des lacs, en faisant attention aux zones sèches (par exemple les rochers polis par l’eau).
Tous en donnant un super exemple de pratique pour créer des latrines lorsque, on fait des sorties de groupe ou que l’on fasse de la rando kayak 😉 

Chapitre 3 « Quand vous ne pouvez pas creuser votre trou »

De la page 75 à 103.

Dans ce troisième chapitre, nous allons voir les solutions qui sont à notre porter quand il est impossible de creuser un trou. Mais également, les solutions vendues dans le commerce. Et il y en a vraiment beaucoup, je ne m’y attendais pas ! 

Présentation

Comme à son habitude, Kathleen Meyer aborde ce nous chapitre par un exemple. Une situation qu’elle a réussi à récolter. Elle parle ici d’une personne qui c’est retrouvé coincé par le mauvais temps pendant plusieurs jours. He, devinez de quoi s’est-il servi pour faire ses besoins ? Il s’est servi de son thermos pour les liquides et un tupperware pour les solides voilà voilà.. Tout ça pour en venir au pot de chambre !
L’auteur nous donne également des raisons pour adopter cette méthode. C’est-à-dire, que des grandes écoles d’outdoor ainsi, que les services des parcs nationaux oblige à tout ramener. Le plus gros problème est, que les gens avaient tendance à ramener leur merde dans des sacs plastiques et ça ne se recycle pas du tout.. 

La SCAT Machine

Découverte de la superbe SCAT Machine qui a était conçue par John WITZEL, un guide de rafting. C’est en gros, une machine à laver avec un système dégoût pour les gros œuvres. Son principe est simple, il faut avoir une boite comprise dans une certaine dimension. La SCAT va ensuite la vider, la nettoyer et la désinfecter.

Les problèmes avec cette machine sont surtout de l’ordre de la logistique. Il doit y avoir un égout ou tout du moins un système d’évacuation existant, une alimentation en électricité et eau et se trouver à moins de 500 KM de son usine. Par contre, le fabricant, c’est vraiment appliqué, car on peut voir des choses comme : un système d’alarme en cas de défaillance, des panneaux solaire ou des broyeurs.
Le prix de cette superbe installation varie de 21-50 000 dollars.

Critère de boite à caca

Lorsque, vous allez prendre votre pot, vous devez penser à votre santé, la stabilité du conteneur, le facteur « dégoût » et le prix. Ce dernier peut varier de 15$ à près de 600$, il en existe également en location.

 Il est important de savoir ce qui se passe dans ces boîtes. La décomposition de vos créations produit du méthane. Le problème, c’est que si, vous avez fermé hermétiquement cette boite, elle pourrait très bien « exploser ». La solution est d’avoir une valve, c’est une option qui se paie bien sûr.
La forme va également être importante selon l’espace qui lui est réservé pour le rangement. Et que dire de la solidité de ce dernier ? Vous vous imaginez avec cette boite remplie et qui par une petite secousse se mettrait à fuir ? Moi, nan, je n’imagine pas ^^.

Combien de pots comptiez-vous prendre ? Un seul ? Madame Meyer penche plutôt à un nombre de pots qui dépendra du nombre de jours et de personnes. Il y a d’ailleurs une notion indiquée « utilisation/jour » par exemple pour un 50 utilisation/jour : ce sera 5 personnes pendant 10 jours, 10 personnes pendant 5 jours ou encore 50 personnes sur un jour.
Bien qu’il n’existe pas une merde moyenne, Carol HUPPING STONER dans son ouvrage « adieu les toilettes » parle d’un demi-kilo par jour. 

Exemple de produits en vente

Je vous partage ici certains produits que nous donne l’auteur :

Chapitre 4 « La complainte du ramasseur solitaire »

comment chier dans les bois

De la page 105 à 121.

Dans ce chapitre, nous allons voir : Une méthode pour palier à la boite à caca ainsi, que ce qui est en vente. Mais aussi, un petit DIY (Do It Yourself = Fait le toi-même) d’un récipient à étron. Pour finir la fameuse technique du « glaçage », Mmmm appétissant !

Si on ne veut pas prendre de boite ?

Encore une fois, après de jolis exemples qui ont été rapportés à l’auteur. On engage enfin le sérieux du chapitre.
Kathleen explique ici qu’il est possible de prendre des sacs à colombin. Mais elle précise qu’il faut que ces objets aient deux ou trois spécificités. Tel que : être biodégradable pour le traitement, mais pas trop pour tenir à ce qu’il y a à l’intérieur ou alors, réutilisable. Qu’ils soient résistants au gaz produits par la décomposition. Pourquoi pas avec un Zip Loc et j’en passe.

Voici ici un exemple de ce que vous pouvez facilement trouver dans le commerce

Boite à caca DIY

Voilà donc la solution la moins chère. Le fameux, faites le vous-même ! Pour une quinzaine d’euros, vous pouvez créer votre propre boite. Son concepteur est Mark Butler un grimpeur, qui à tout simplement pris un tube en PVC blanc (pour éviter de trop chauffer ce qu’il y aura à l’intérieur ^^).
En gros, vous prenez un tube, un bouchon d’un côté et un bouchon vissé de l’autre à l’intérieur du papier Craft avec un peu de litière à chat et voilà. Il n’y a plus qu’à bien viser !
Bon d’autres, font tout simplement appel à une boite tupperware, c’est plus simple après chacun son choix ! 🙂 

La technique du glaçage

Voilà la fameuse technique que vous attendiez tous ! Ou pas.. Déjà, à quel moment se servir de cette méthode ? C’est simple, au moment où, vous n’avez ni boite, ni sac et ni terre pour enterrer.
Vous devez être dans une zone vraiment retirée, avec un soleil intense et en l’absence d’un sol actif, c’est-à-dire sans terre.
En gros Kathleen, explique qu’il faut simplement chier sur un rocher puis, c’est là que ça devient glamour. Vous devez étaler votre présent le plus finement possible. Face au soleil, les ultraviolets feront leur travail et transformeront le tout en poussière. 

Malgré toutes ces techniques, Madame Meyer nous conseille de toujours essayer, autant que faire ce peu (oulala je ne suis pas du tout sûr de moi avec cette phrase ^^) de ramener notre merde avec nous.

Chapitre 5 « Le trot du trekkeur »

De la page 123 à 135.

Dans ce chapitre, il est question de : pour commencer, de courante, tourista, colique en gros, la chiasse et surtout comment l’éviter. Ensuite, l’auteur nous parle de consommation d’eau. Pour finir les petits remèdes quand on a pu y échapper.

La courante

Il n’y a, je pense, rien de pire que de se retrouver avec la chiasse lors de rando. Entre le stress de manquer de papier et aussi tout simplement les maux ressentis ainsi que la déshydratation. On ne veut pas de cela ! Kathleen nous rappel un principe de base pour éviter ce genre de problème, se laver les mains ! He oui, la solution miracle à tous nos soucis, mais on est d’accord que ce n’est pas toujours simple sur un GR de se laver après un tour au pipi room.
L’auteur précise que lors de sorties organisé par un guide, celui-ci laisse un bidon ainsi qu’une tasse ou une louche et du savon biodégradable, bien sûr.
Certains fabriquent même un « robinet ». Ils se servent d’une boite de conserve, y percent deux trous sur le coté pour y passer une ficelle pour l’accrocher et un trou en bas pour laisser s’écouler l’eau.
Le second conseil coule de source (rolala les jeux de mots de pro !) il faut faire attention à l’eau que vous buvez ainsi que le conditionnement de votre nourriture. Nous allons nous attarder un peu plus sur l’eau.

Filtrer son eau

Le plus important reste encore de filtrer l’eau surtout lorsqu’on boit.
Je vous laisse un lien vers mon article, si vous voulez en savoir plus sur comment boire en randonnée.

Kathleen Meyer nous explique ici l’importance des filtres. Il en existe des multitudes qui ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients.
Si vous êtes copain avec la langue anglaise, elle présente un livre qu’elle nomme « la bible ». Vous trouverez tout dans ce bouquin comme : le traitement des ampoules jusqu’aux techniques pour échapper au volcan en éruption. 

Pour ma part, je ne suis pas assez à l’aise avec la langue et je n’ai pas trouvé de version française donc je vous laisse me faire votre retour si vous vous le procurez 😉 .
L’écrivaine nous parle surtout de ce pavé de 2336 pages surtout pour l’implication d’une personne qui est le docteur Howard Backer qui considérait d’après elle comme le « grand maître au sujet du traitement de l’eau aux Etats Unis ».
Notre chère auteure classe les différents pathogènes en trois catégories : 

  • P=Parasites
  • B=Bactéries
  • V=Virus

Choisir son filtre

Les filtres ont pour but, de piéger les micro-organismes dans leur cartouche qui sont faits de matériaux divers, tels que la céramique, silice, fibre de verre et j’en passe.
Kathleen nous rappel que les filtres ont une durée de vie qui s’exprime en litre et qu’ils sont fait pour filtrer les petites bestioles, mais pas les feuilles, etc.. Dans ce cas, il vaut mieux pré-filtrer avec un buff (tour de cou) ou encore un tee-shirt.
Il faut aussi savoir qu’un filtre peut se nettoyer en général. Selon les appareils, ça peut se faire en inversant le flux ou en frottant la surface de celui-ci.
Les prix varient également, ceux en céramiques sont plus cher est de meilleurs qualité. Ceux en carbone vont avoir une durée de vie plus courte.  

Aucun filtre ne vous protégera à 100%

Kathleen Meyer

Elle rappel que le filtre parfait n’existe pas ! Avant toute décision elle vous conseille de considérer :

  • Le prix
  • le poids
  • la durabilité
  • le débit
  • la facilité de pompage
  • longueur du groupe et durée du voyage

Les méthodes pour maximiser votre purification

Faire bouillir l’eau

C’est fort connu, faire chauffer l’eau tue les microbes et le fameux docteur Backer le confirme. Même à 8 000 mètres d’altitude alors que, l’eau bouillira à 74,5°C, il faut juste que ce soit durant une minute au moins. Le mauvais côté de cette technique est qu’il vous faudra beaucoup d’énergie pour appliquer cette méthode.

Toute eau est convenablement désinfecté au moment où elle atteint son point débullition

Docteur Backer

Par rayonnement ultraviolet

Ici, l’auteur nous explique que c’est une méthode efficace bien qu’elle paraît être un gadget. Les UV sont capables de stériliser une grande quantité d’eau en un clin d’œil. Le problème principal est que ces petits appareils sont assez fragiles, surtout à très basse température. C’est aussi inefficace contre les eaux troubles.

Le purificateur « Miox »

Je vous en laisse un dernier, qui va transformer l’eau par électrolyse. Il inactive les B et V et en un peu plus de temps les P. Lisez bien la notice pour ne pas être déçu du résultat 😉

Je ne vais pas tous vous les mettre, mais j’ai mis les plus « intéressants » à mon goût. Pour en voir d’autre, je vous invite à acheter le livre : )

Et s’il est trop tard ?

S’il est malheureusement trop tard, vous avez le droit à un petit remède de grand-mère contre la chiasse. Vous prenez un jus de pomme ou d’orange (un jus riche en potassium) avec une demi-cuillère de miel ou de sucre et une pincée de sel. 

Attention !
Des diarrhées associées à des vomissements peuvent mener à une déshydratation sévère. Ce qui peut être considéré comme une urgence médicale notamment, dans les pays chauds.
Consultez un médecin.

Pour finir, je vous laisse avec ce vieil adage que j’ai trouvé assez sympa :

Si tu ne peux ni le bouillir, le cuisiner ou le peler, laisse le tomber !

Chapitre 6 « Pour les femmes seulement » ou comment ne pas pisser sur les chaussures

De la page 137 à 153.

Dans ce nouveau chapitre, il est question, vous l’aurez compris de nos chères douces et tendres :). Plus précisément, de leur moyen de faire pipi. L’auteur va parler des techniques pour pisser debout. Mais aussi, des vêtements les plus appropriés sans oublier leur règle. Et pour finir, les objets que vous pouvez acheter pour vous faciliter la tâche. 

Comment pisser debout pour une femme ?

Après, une super réflexion d’enfant qui souligne que : dans les toilettes publiques, si tout le monde met du papier sur la lunette. Elles sont donc vierge de toute fesse et maladies donc je n’ai pas besoin d’en mettre. Dommage que, la vie ne soit pas aussi simple ^^.
Venons-en au fait, je vous livre tout ce que je lis tel quel. N’étant pas le mieux placer pour donner mon avis ^^.
En gros, Kathleen explique que dans certains pays du tiers-monde, il existe une technique pour pisser debout. Roulement de tambours.. Il faudrait trouver à jouer avec l’inclinaison du bassin et avec votre fémur. Cela vous permettrez de, je cite « pisser avec une précision olympique ». Alors voilà mesdames, j’attends vos retours ^^.

Maintenant, pour optimiser tout ça, il faut des sous-vêtements adapter. Justement, madame Meyer nous apporte une marque, dont tous ces modèles qui sont ouvrables devant-derrière. Avec un super slogan « Ne soyez jamais attrapées avec votre pantalon baissé ! » Cette marque, c’est «  » une marque apparemment crée par Vicky Morgan et racheté par Janice L. Anderson. Alors, à prendre avec des pincettes, parce que j’ai cherché un lien à vous apporter et je n’en ai pas trouvé.. Dites-moi si vous l’avez trouvé.

Pisser confortablement pour une femme

Alors ce coup-ci, l’auteur nous donne une technique qui semble être fantastique. Je vous la donne tel quel, cherchez un coin avec deux rochers un qui vous sert de dossier et l’autre pour poser vos pieds et donc protéger vos chaussures et pantalons. En gros, pour les sportives, il faut faire la chaise contre quoi que ce soit. 

En cas de règle

Maintenant, en ce qui concerne les règles, Kathleen conseille de plutôt avoir deux boites sur vous une pour le trajet complet et l’autre plus accessible pour la journée. Pour cette dernière, elle utilise un paquet de mouchoirs pour rester discrète.
Ensuite, si vous ne vous sentez pas de les ramener à la poubelle, vous pouvez les mettre au feu. Il faudra juste un bon feu parce qu’apparemment, c’est long à se consumer.

L’auteur en profite pour rappeler qu’il doit en être de même pour le papier toilette. Et d’ailleurs, elle en profite pour glisser la méthode de « la serviette à pipi » comprenez un bandana ou tout autre pièce de tissu que vous accrocherez à votre sac après utilisation et laverez à l’eau quand vous en trouverez. Voilà voilà.. Pour ma part, je ne suis pas fan ^^
Dernière petite astuce pour la nuit. Gardez une boite à café dans votre tente en guise de pot de chambre. Bon, j’arrête là pour les conseils ^^

Les ustensiles

 Vous avez toujours rêvé de pisser comme un homme ?? Voilà comment faire ! C’est, je pense, la méthode préférée de l’auteur, un gain de temps incomparable et une aisance de folie ! Je vous laisse quelques exemples :

En réutilisable :

En jetable :

Chapitre 7 « Quoi ? Pas de P.Q ? » Ou comment faire sans

comment chier dans les bois

De la page 155 à 165.

Voici, le dernier chapitre ! La crème de la crème celui qui finalisera tout vos traca-cas (Rolala les jeux de mots de folies sur ce blog !!).
Il se peut que lors d’une rando voire même d’une simple balade, que l’on n’est pas prévu de papier. Mais l’envie est là, alors, comment faire quand vous n’avez même pas un mouchoir sur vous ?? Kathleen vous répond 😉

La solution bio, les feuilles

La première solution et la plus simple d’après l’auteur, est d’utiliser des feuilles. Mais attention, il faut suivre certaines règles importantes. Déjà, le mieux est de ne pas prendre les feuilles d’un arbre, sauf en cas de dernier recours. Mais si vous avez à le faire quand même, il est conseillé de ne pas arracher vos feuilles sur une même branche. Éviter les fleurs sauvages ainsi que toutes les plantes qui sont rares (oui, ça coule de source..) et j’en passe.
Une grande attention doit être portée aux plantes urticantes. À moins que vous souhaitiez graver des souvenirs dans votre mémoire, évitez les hévéas, sumac et autre ortie. Garder en tête « large et douce ». Prenez garde avant utilisation à ce que les feuilles soient optimales. Par là, j’entends qu’elles ne doivent pas être collantes, trouées, etc..

Si, vous vous trouvez dans un lieu où ce genre de feuilles n’existe pas ? Et bien il y a des solutions ! Vous pouvez prendre quelque chose comme un lit d’épines séché, un bâton, des galets ou des pommes de pin et encore une fois, j’en passe. La dernière solution bio et qui en prime vous donnera un gros coup de fouet, c’est.. La boule-de-neige ! He oui, on n’y pense pas forcément, mais en hiver, lors des montées en altitude, quand vous côtoyez les sommets. Il est possible de compacter et de jouer avec la neige. Bon, perso, je ne suis pas chaud pour ça (Mais où s’arrête l’humour ici ?? ^^).

Les dernières solutions

On peut également tout bêtement utiliser la technique du tissu mouillé. Oui, c’est encore une technique un peu extrême, mais encore une fois assez écolo. Bien entendu, si ça doit se faire comme ça. N’utilisez pas votre main dominante ;).
Si vous avez la possibilité et le cœur. Il reste la dernière solution.. Le lavage à la main ! Voilà, c’est dit ! Je ne vais pas m’attarder sur cette méthode. Chacun fait son propre jugement de cette dernière technique 😉

Le Docteur Helm pour finir ce chapitre est cité ici pour rappeler le fonctionnement de la régulation de nos intestins. Car il est important de rappeler les lourds dégâts qu’on pu causé nos régimes occidentaux sur celui-ci.

Pour conclure avec le livre « Comment chier dans les bois »

En conclusion avec ce livre Comment chier dans les bois, je peux dire que c’est un livre vraiment complet. J’ai l’impression d’avoir vraiment toutes les informations pour pouvoir faire mes propres choix sur la méthode que je préfère utiliser.
Après avoir fait le tour de toutes les solutions apportées pas Kathleen Meyer mélangée à ce que je suis capable de faire et de supporter sans compter l’impact que ça pourrait avoir sur la nature. J’ai enfin fait mon choix. Ce n’est pas je le rappel la meilleure méthode, mais c’est celle qui me convient la mieux.

Je pense utiliser le plus possible la méthode du trou de chat et brûler mes papiers biodégradables (dans le pire des cas les enterrer avec le reste). Je ne suis pas encore chaud pour ramasser dans une boite mes œuvres d’art. Mais je ne suis pas fermé à essayer les feuilles des arbres.
Et vous ? Une méthode, vous a-t-elle plu ?

Ce bouquin aura au moins eu le mérite de faire évoluer ma pensée et ma réflexion. Rien que pour ça, il vaut le coup d’être lu. Je le conseille à tous les pratiquants de sport en extérieur.

Ma note :

Note : 4.5 sur 5.
Points fortsPoints faibles
Le sujet est on ne peut mieux bien traité.
Drôle, elle dédramatise le sujet.
Ne concerne pas seulement les activités de plein air.
Court, simple et précis.
Livre destiné au Américain à la base.
Un peu extrême parfois.

Avez-vous lu le livre de Kathleen Meyer « Comment chier dans les bois » ? Combien le notez-vous ? :).

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19 réponses

  1. Haha, j’étais tombée sur ce livre, sans jamais l’avoir acheté ! Merci du coup pour ce résumé 🙂 J’ai testé il y a quelques temps un de ces appareils pour femme pour faire pipi debout, sans trop de succès…

    • Rozal dit :

      Merci Aline de ton retour 🙂

      Rolala je suis déçu ! Je pensais que ces appareils étaient une révolution..

  2. Gladys dit :

    J’avoue, c’est le titre qui m’a fait cliqué. Comme toujours finalement 😉 Moi qui aime les livres je suis amusée par le sujet de celui-ci. La technique de la chaise semble intéressante, même s’il n’est pas toujours évident de trouver deux rochers qui se font face à l’abri des regards. Merci pour ce résumé plein de bonne humeur et de fraîcheur 😉

    • Rozal dit :

      Merci Gladys de ton retour 🙂

      Haha il interpelle un peu ce titre ^^
      Il y a beaucoup de chose intéressantes dans ce livre. C’est assez sympa ^^

  3. Allan Dubos dit :

    Haha excellent !
    Un article sans langue de bois comme je les aime !

    C’est vrai qu’un novice n’y penserait pas forcément, et pourtant…
    C’est un besoin dont on ne peut nier l’existance. 😅

    Merci pour cet article pratique !

    • Rozal dit :

      Merci Allan de ton retour 🙂

      Haha au bout d’un moment, il faut dire les choses comme elles sont ^^

  4. Excellent cet article !!! J’ai ri du début à la fin !
    Je suis loin d’être choquée par le thème, au contraire, car les selles c’est quelque chose dont on parle beaucoup lors des consultations en naturopathie (vous connaissez l’origine de l’expression « comment allez-vous » ? Non ? c’est ce que demandaient les médecins autrefois pour connaître l’état de santé d’un patient ! la phrase complète c’est « comment allez-vous à la SELLE » ! Ah ah, moi aussi j’ai mes moments de culture humoristique véridiques !)
    D’adore tous ces conseils !
    Concernant le papier toilette, une solution pour en avoir moins besoin c’est d’avoir une alimentation physiologique (voir un naturopathe pour plus de détails) : normalement quand c’est le cas les étrons sont bien moulés et lisses, ils ne salissent quasiment pas l’anus ! 😉
    Côté pipi debout pour les filles, j’avais une copine qui me disais qu’y avait moyen d’orienter le jet d’urine en tenant avec les doigts le « mini pénis » que nous avons aussi au niveau du méat urinaire. Je n’ai jamais essayé, mais il parait qu’il suffit de prendre le coup ! Moins pratique qu’avec un vrai grand « tuyau » mais bon, ça peut dépanner !
    Quant à la tourista, je conseille souvent de partir en vacances avec quelques gélules de charbon végétal actif sur soi. En cas de diarrhée, ça va assainir l’intestin et ralentir le transit (manger du riz blanc aussi d’ailleurs !). Sinon, l’autre possibilité en randonnée si on n’a rien est probablement de chercher de l’argile et d’en avaler (ou mieux : d’en avoir avec soi aussi, ce qui peut par ailleurs permettre de filtrer l’eau aussi ! Mettre de l’argile dans une gourde où il y a de l’eau de la nature pas forcément potable permet de l’assainir) : là aussi, cela purifie en cas de pathogène (c’est d’ailleurs ce que font certains oiseaux qui se nourrissent de baies toxiques : il mangent de la glaise pour que les toxines soient absorbées et qu’ils puissent du coup digérer le fruit). Si vous voulez en savoir plus sur les bienfaits de l’argile je vous invite à lire les travaux / la thèse de Jeanne Allègre, médecin et naturopathe, qui en a fait son sujet d’expertise

    • Rozal dit :

      Merci BEAUCOUP Valérie pour ton super retour !

      J’apprécie énormément que le sujet t’es autant passionné 🙂 et surtout si ça t’as fait rire c’est top ! :p

      Je ne connaissais pas l’origine de cette phrase mais c’est très intéressant ! :p

      Pour l’alimentation, c’est exactement ce qui est dit dans le livre c’est assez curieux d’ailleurs quand on y pense ^^

      Haha ! Donc il existe bien une technique pour que les femmes urinent debout ^^ Enfin, à priori il faut un peu d’entrainement dans la salle de bain avant ^^

      Je ne connaissais pas la technique d’avaler de l’argile, c’est assez atypique mais si les animaux le font, il y a peut être une réflexion à avoir ^^

      Merci encore pour ce super commentaire ! 🙂

  5. Arnaud dit :

    Tu m’as tué avec ton titre accrocheur ! Super article très détaillé ! Bravo l’artiste 😉

    • Rozal dit :

      Merci de ton retour Arnaud 🙂

      Haha merci ! :p
      C’est vrai que ça appel la curiosité ^^

  6. Anne-Sophie dit :

    Pour randonner fréquemment, parfois sur de très longue distance, je suis adepte du trou de chat, c’est clairement mon préféré. Merci pour cet article qui amène d’autres éclairage. Pas sûr que j’adopte une autre technique, mais sait-on jamais en fonction des imprévus 😉

    • Rozal dit :

      Merci Anne-Sophie de ton retour 🙂

      Oui c’est aussi ma méthode. Je ne sais pas si un jour je changerai mais si un jour ça me tente, j’aurais déjà des idées ^^

  7. Sabine Ripamonti dit :

    j’ai adoré le titre de l’article et je ne suis absolument pas déçu par le contenu 🙂 vraiment excellent comment parler de merde avec classe ! bravo franchement j’ai appris pleins d’astuces en même temps je me suis bien fendue la poire loooool

    • Rozal dit :

      Merci Sabine de ton retour ! 🙂

      Haha He bien si, tu as passé un bon moment et que tu as appris plein de choses, j’ai réussi ma mission ! 🙂

  8. Avec ce livre l’auteur élève pratiquement le fait de chier dans la nature au rang d’Art. Ton résumé est top, on perçois bien le style et l’idée de l’auteur grâce à ton article. J’ai passé un bon moment en te lisant 😉

    • Rozal dit :

      Merci Florent de ton retour ! 🙂

      Je suis content si tu as passé un bon moment ! 🙂
      Ne faisons nous pas une œuvre d’art à chaque passage assis ? ^^

  9. Eric dit :

    Ahhh j’ai connaissance de ce livre mais n’aimais jamais franchi le pas de l’acheter … ton article est top et comme je sort plusieurs fois par semaine faire de la marche nordique en forêt, il pourrait m’être bien utile 😅 … Merci 🙏

    • Rozal dit :

      Merci Eric de ton retour 🙂

      Tu devrais craquer et l’acheter ;). Il y a beaucoup d’astuce, ne serait-ce pour le bien de la nature ^^

  10. alexandremds dit :

    Je ne connaissais pas du tout ce livre, mais le sujet est important quand on décide de partir en longue randonnée. J’ai adoré ton résumé car tu donne beaucoup de détail et d’astuce pour « déposer un cadeau à la nature ». Merci

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