Comment réagir face à un animal sauvage. Mes réflexes extra !

Comment réagir face à un animal sauvage. Mes réflexes extra !

Comment réagir face à un animal sauvage. Mes réflexes extra !

Napoleon Hill

Notre esprit n’a pour limites que celles que nous lui reconnaissons.

Introduction, Comment réagir face à un animal sauvage. Mes réflexes extra !

Pour commencer

Cette anecdote se passe en 2015, en plein été il devait être 14H00 donc il faisait bien chaud. On était dans le fin fond de la Seine Et Marne. Comme vous le savez (parce que vous avez lu ma bio ^^) je travaille en extérieur. A cette époque, on avait encore le droit de se sapper comme on voulait du moment qu’on mettait un gilet haute visibilité. Du coup j’étais en short et tee-shirt avec les manches découpées aux ciseaux, et oui le style avant tout ^^. Nous étions 5 collègues de différents services à bosser dans un rayon de 5 mètres. Je faisais face à mon collègue, accroupis en train de faire nos réglages sur notre installation lorsque j’entends un bourdonnement. Jusque là, rien de très alarment, c’est assez habituel pour les personnes qui travaillent en extérieur.

Panique à bord

Sauf que là, je vois mon collègue regarder derrière moi, se relever l’air paniqué et faire deux pas en arrière. Rien de tel pour faire monter le palpitant, je me retourne et là.. Un essaim ! Un essaim de.. quelque chose, je n’ai pas pris le temps de vérifier si c’était des guêpes, abeilles, frelons ou autre. Il était énorme, de largeur il faisait la taille de la route carrossable+2 voies ferrées donc au moins 5 mètres sur 2 de hauteur. On s’est tous relevés et sans réfléchir, on a couru. Il y avait encore deux voies à coté de notre zone de chantier mais celle ci étaient « circulées » c’est à dire que les trains roulent normalement dessus. Pour notre sécurité on avait installé sur toute la zone de chantier du rubalise.

Pour finir

Ce qui me sauva peut être car, en me retournant j’ai vu que l’essaim me rattrapait et qu’il suivait notre direction. J’ai commencé à vouloir changer de coté mais le rubalise m’arrêta heureusement. Le problème c’est que les volants m’avaient presque rattrapé, je me suis donc couché au sol en espérant qu’ils ne fassent que se balader. Leur passage fût assez long, mais je n’ai eu aucune piqure.
Cette expérience me montre juste que je n’étais pas préparé à ça et que j’ai paniqué. Si je m’étais renseigné j’aurais pu avoir de meilleures réactions.
Plus on est préparé et moins on a à avoir peur 🙂

Quels sont les animaux dangereux en France ?

Comment réagir face à un animal sauvage. Mes réflexes extra !

Voilà à quoi peut ressembler un nid de frelon. Si vous en voyez un, surtout ne vous approchez pas ! Et les jeunes ne vous amusez pas à leur lancer des cailloux pour faire tomber le nid 😉

En France il n’existe pas vraiment d’animaux dangereux. C’était m’a plus grande inquiétude quand j’ai commencé la randonnée. Je me disais « et si je rencontrais un sanglier/serpent/dinosaure ou que sais je encore » ^^ Mais en fin de compte j’ai vraiment l’impression de m’en faire pour rien après avoir des recherches.
J’ai recensé les animaux les plus dangereux que l’on peut rencontrer en France :

Les moins dangereux

  • Fourmis rouge.
    Les fourmis ne sont pas dangereuses mais embêtantes. Lorsque vous posez votre bivouac prenez garde au nid. Si malheureusement vous vous en rendez compte trop tard et qu’il fait nuit, vous pouvez vous servir d’une bombe gel poivre pour faire un tracé au sol que les fourmis ne devraient pas franchir (merci Phillipe pour la technique 😉 )
  • Tique.
    La tique n’est pas dangereuse de prime abord mais elle peut transmettre la maladie de Lyme. Elle se trouve en général suspendue sur les feuilles et hautes herbes et au passage de quelqu’un elles se laissent tomber et s’agrippent aux vêtements pour ensuite atteindre la peau. Elles s’enfoncent et pour les retirer il n’y a qu’un seul moyen. Le tire tique. Voir ici comment préparer votre trousse de secours.
  • Veuve noire.
    Cette petite araignée n’est pas mortel pour l’homme en général sauf dans de rare exception comme l’allergie par exemple. Elle n’attaque que si sa toile est touché donc normalement aucune crainte si vous faites attention. C’est une petite araignée noire avec des tâches rouge. Si vous vous faites piquer, essayez de prendre une photo de la bestiole, pour aider les médecins et prévenez les secours. Encore une fois ce n’est pas mortel en général mais la douleur sera forte et vous risquez des hallucinations. Source Corse Matin.
  • Frelons.
    Je me suis renseigné au près d’un professionnel, qui m’a affirmé qu’une attaque de frelon ou de guêpe ça n’existe pas ! Ils se défendent ou protègent leur territoire. Si vous ne vous approchez pas d’un nid, vous ne craignez rien (au MINIMUM 5 mètres). Si vous vous faites piquer, n’hésitez pas à contacter les secours pour être sur de la marche à suivre selon votre condition.

Les dangereux

  • Sanglier.
    Vous aurez de la chance si vous voyez un sanglier de près, en effet la plus part du temps ils auront fuis bien avant que vous les voyez. Il peut vous attaquer uniquement pour protéger les marcassins. Mais si ça vous arrive il est conseillé de grimper à un arbre ou de courir en zigzag en faisant des virages très serrés.
  • Ours.
    Je vous vois venir mais pas de panique ! Ils sont extrêmement rare, ils n’en existent qu’une trentaine en France et ils se trouvent dans les Pyrénées. Si vous en surprenez un comme toujours ne faites pas de gestes brusques. Ils devraient avoir peur de vous, si un ours se met sur ses pates arrière c’est pour mieux vous sentir et juger si vous êtes une menace ou non. Comme pour les sangliers ils n’attaqueront que s’ils se sentent en danger.

Les mortels

  • Vipère.
    Il existe deux vipères dangereuse en France la vipère « aspic » et la vipère « péliade ». Il est très rare de se faire mordre par un serpent. A moins de les manipuler volontairement. D’après Philippe Geniez, biologiste à l’école pratique des hautes études au sein du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier (CEFE), il y aurait plus de mort par les guêpes et autre frelons que par des serpent (environ 5 morts par an). D’après lui un serpent ne mort jamais un homme sauf s’il se sent coincé. Pour s’assurer de reconnaitre une vipère, il faut savoir que les vipères ont des pupilles fendues verticalement, comme celles des chats, alors que les couleuvres ont une pupille ronde.
    Bien sûr si vous vous faites mordre, appelez les secours et surtout regardez bien l’heure de la morsure et si possible prendre l’animal en photo et restez allongé. Source FR3.
  • Moustique.
    Les moustiques peuvent transmettre des maladies, comme le chikungunya. Restez attentif et utilisez un répulsif à moustique.

Quelles sont les risques à croiser un troupeau ?

Pendant les rando’, il n’est pas rare de croiser des troupeaux. Rien de bien inquiétant en soit, ce ne sont pas des animaux méchants bien qu’il soit préférable d’éviter de passer près des petits et de faire gaffe au mal dominant. Le mieux, est simplement de les contourner, d’attendre qu’ils se déplacent ou s’il est urgent d’avancer de les traverser. Dans ce cas, soyez très prudent ne les regardez pas dans les yeux, ne les touchez pas ni ne faites de gestes brusques et soyez discret. Une vache pèse en moyenne entre 600-700 kg, faites en sorte qu’elle ne vous pousse pas, ni ne vous marche dessus.
Le plus gros problème n’est pas vraiment le troupeau.. En général ces troupeaux ont des gardes du corps et ce sont eux la vrai menace du randonneur car leur travail est d’attaquer toutes menaces pour celui-ci, j’ai nommé  » le chien de berger »!

Le chien de berger, le Patou

Comment réagir face à un animal sauvage. Mes réflexes extra !

Bah alors ? On attend pas patou ? Ce chien est originaire des Pyrénées, et son nom vient du vieux français “pastre” qui veut dire “berger”. Ce chien de montagne, plus communément appelé “Chien de montagne des Pyrénées” de par sa couleur et sa taille, c’est en quelque sorte le cousin du Golden Retriever !

Ils ont l’air si mignon ^^ Mais il faut se méfier. Un patou est un chien de berger qui a été élevé pour protéger le troupeau des prédateurs tel que les loups. Contrairement aux autres animaux que l’on pourrait croiser c’est le seul qui pourrait vous attaquer si vous ne faites pas attention. Ce n’est pas un chien de maison, il ne faut surtout pas s’en approcher. On ne les caresse pas, ne les approche pas, ne les regarde pas dans les yeux, on reste zen parce que le chien peut sentir le stress et la peur, aucun geste brusque ni violent tel que secouer ses bâtons, jeter des cailloux etc.. et on ne le nourri pas non plus car il n’en n’a pas l’habitude et pourrait mal l’interpréter.

Comment réagir face à un Patou

Voici les préconisations de Jean-Marc Landry, éthologue, spécialiste des chiens de protection des troupeaux.

  • Il faut contourner le troupeaux autant que possible.
    Plus vous serez loin du troupeau et plus le chien ne vous prendra pas pour une menace.
  • Il faut interpeller le chien.
    Surprendre le Patou est une mauvaise idée, un chien qui a peur est un chien qui attaque. Signalez votre présence, en sifflant par exemple ou en parlant calmement.
  • Faites face au chien.
    C’est pas facile quand un gros chien vous fonce dessus mais dites vous que son travail est de juger si vous êtes dangereux pour le troupeau ou non. Montrez lui que vous n’avez rien à vous reprochez et il ne vous fera rien.
  • Arrêtez vous.
    Ne marchez pas vers lui, ça pourrait être pris pour de la provocation. Il va arrivé en temps et en heure juste ne paniquez pas et laissez le faire son taf de reconnaissance.
  • Parlez au chien.
    Comme vous le feriez avec n’importe quel animal de compagnie, parlez lui calmement. Dites lui qu’il n’a rien a craindre, que c’est un bon chien etc..
  • Mettez un objet entre vous et le chien.
    Le chien a besoin de vous sentir pour vous juger. En tendant un objet chacun peut rester dans sa zone de confort tout en laissant le chien travailler. Cela peut être un chapeau, votre sac ou encore une veste etc..
  • Partez tranquillement.
    Le chien vous aboiera surement dessus et vous suivra pendant un certain temps (voir même un temps certain ^^). Pas de panique il vous laissera tranquille quand il se sera trop éloigné du troupeau. Un bon chien ne laisse pas son client sans sa protection ^^.
Comment réagir face à un animal sauvage. Mes réflexes extra !

Pour conclure avec le Patou

Si vous n’êtes pas une menace pour le troupeau le chien va vite le comprendre et ne vous fera rien. Mais ne confondez pas son apaisement parce que vous n’êtes pas une menace avec le faites qu’il veut que vous soyez son ami.
Ne prenez aucun risque et partez. Si vous avez vous même un chien tenez le fortement en laisse et apaisez le également.
Vous pouvez également voir ici la très bonne vidéo de Jean-Marc Landry

Pour conclure

En conclusion, il n’existe que très peu d’animaux dangereux en France. La plus part de ces animaux ont peur de nous et les rares qui pourraient nous attaquer ne le feront que s’ils se sentent menacé.
Restez à distance, signalez vous et faites du bruit et vous ne devriez pas avoir de problème. Pour vous rassurer vous pouvez prendre une bombe poivre, les animaux étant sensible aux odeurs ça peut fonctionner.
Soyez juste vigilent avec les chiens de protection de troupeaux.

J’espère que cet article vous a plu et qu’il vous serviraJe vous invite à me laisser en commentaire si vous avez déjà eu affaire à un animal lors de vos randonnées et comment avez vous réagis ?

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25 réponses

  1. Chloé dit :

    Effectivement, les patous sont probablement les animaux les plus menaçants pour les randonneurs… Moi qui ne suis déjà pas à l’aise avec les chiens à la base, c’est un peu ma phobie ! Maintenant je sais comment réagir, reste à mettre ces conseils en pratique si ça m’arrive un jour 😉

  2. Super astuces (je n’avais jamais entendu celle au gel de poivre !), merci Nicolas ! Et toujours avec ce ton et ces anecdotes qui nous tiennent jusqu’à la dernière ligne, j’adore !!!
    Je me suis déjà retrouvée au milieu d’un troupeau de vaches en rando, dans lequel il y avait des petits, je ne faisais pas la fière. L’astuce de ne pas les regarder dans les yeux est notée pour la prochaine fois 😉

    • Rozal dit :

      Merci beaucoup pour ton partage tout d’abord et un GRAND merci pour le compliment ^^

  3. rmibonnet dit :

    Pour la plupart des animaux cités, je connaissais un peu près touts . En revanche, pour le patou ,j’ignorais complètement leur utilité 😉

    • Rozal dit :

      C’est pour ça qu’il est important de rester curieux 😉

  4. Lecture DC dit :

    Article intéressant pour les randos. l’explication sur la vipère et ses yeux est super utile.

    • Rozal dit :

      Merci de ton partage 🙂
      Il n’y a plus qu’à garder son sang froid pour remarquer cette différence :p

  5. Sophie dit :

    article très complet bravo! Ton histoire avec l’essaim fait froid dans le dos! Comme quoi il faut se préparer à toutes éventualités. Je découvre l’astuce pour les fourmis rouge c’est une bonne idée! A la tique, je connais bien j’en ai eu une dans le coup un jour lors d’une rando équestre ;).

    • Rozal dit :

      Wouaaa dans le coup c’est super rare ! pas de bol j’espère que ca c’est bien fini ^^
      Merci pour le compliment 🙂

  6. VESCO dit :

    De bons conseils, tu as bien bossé le sujet, ce sera utile pour bcp de collègues randonneurs. Effectivement, depuis la disparition des loups (et encore, ils étaient assez craintifs), les hommes n’ont à craindre que de certains insectes, et aussi de certains mammifères, mais seulement si nous les surprenons. Avec qq précautions elementaires que tu as énumérées, nous pouvons randonner sereinement, et profiter pleinement des plaisirs que nous offrent la nature… même la nuit 😀

    • Rozal dit :

      Exactement c’était une de mes craintes et du coup elle s’est un peu envolé ^^

  7. Nicolas dit :

    Merci pour cet article enrichissant. N’y a-t-il pas les guêpes et les abeilles dans les animaux mortels ? Il me semble qu’il y a plus de décès par les guêpes et abeilles que par les vipères. Enfin, c’est ce que j’ai entendu, j’avoue que je n’ai pas vérifié 😂
    Et merci pour les conseils avec les patous. J’avoue que je ne suis pas du tout à l’aise quand j’en rencontre. La prochaine fois je vais tester tes astuces et notamment de tendre un objet.

    • Rozal dit :

      Oui il y en a plus mais en générale c’est les gens qui les dérange ^^ sinon un simple piqure de frelon ne tue pas ^^
      Merci de ton partage, tu nous diras si ça fonctionne belle et bien 😉

  8. nager et sérénité dit :

    Article hyper intéressant et bien écrit. Je suis actuellement en vacances et on a fait du bivouac avant d’arriver à destination et on pense beaucoup aux animaux sauvage durant la nuit au moindre bruit. Ca me servira pour le retour 🙂 Et moi qui adore les toutous, contente d’en apprendre plus sur le patou. Merci 🙂

    • Rozal dit :

      Merci beaucouuuup xD
      Haha oui ne va pas caresser les patous !:p

  9. j’ai habité près de 10 à 500 des sangliers, je ne les ai jamais croisés. Merci pour nous avoir expliqué comme faire si on se retrouve en face d’un Patou.

    • Rozal dit :

      Merci Marie pour ton partage ! 🙂
      Les sangliers c’étaient vraiment ma plus grande peur ^^

  10. harmoniedescorpsfr dit :

    Le seul animal qui ne m’ait jamais mordu en extérieur était… un chien alors que je marchais tranquillement dans la rue. En effet, en faisant bien attention, en général les animaux sauvages se tiennent à distance si nous aussi nous nous tenons à distance.
    Je ne savais pas que les chiens de berger pouvait interpréter la présence humaine comme dangereuse, c’est bon à savoir.

    • Rozal dit :

      Merci de ton partage 🙂
      Oui il protège des voleurs d’animaux par exemple.. 🙁

  11. Anne PRUDENT dit :

    Ben.. T’as pas parlé du dinosaure et j’aime bien la photo de l’animal féroce que tu as mis mais connaissant mes chats, finalement, c’est pas faux.
    C’est vrai qu’en leur parlant tranquillement, les chiens, ça passe. Bon, je n’ai jamais eu affaire à un patou et j’ai quand même peur d’un chien quand il aboie mais j’ai essayé et ça marche.
    Les tiques… Il y en a eu une qui m’a filé la maladie de Lyme, la vilaine !
    C’est cool comme sujet d’article et très instructif
    Merci tout plein !!!

    • Rozal dit :

      Haha merci Anne de ton partage ! 🙂
      Oui désolé pour le dinosaure, j’ai eu beau me renseigner, je n’ai pas trouvé de point faible ^^
      Comment ça c’est passé pour la maladie de Lyme ?

      • Anne Prudent dit :

        Ben, je suis décédée.
        En fait, je crois que je ne l’ai plus. Le médeçin a dit que le test pour vérifier n’était pas assez fiable donc j’ai décidé que j’étais guérie, du coup, je vais bien 🙂
        C’est pas grave pour le dino. Il n’y en a pas dans mon quartier

  12. Merci pour ce super article, en particulier pour les troupeaux, dont je ne me serais absolument pas méfié spontanément !
    Un soucis en moins quand on part en balade : j’aime !

    Et pour l’anecdote que vous évoquez, dans le cas de l’essaim qui vous avait poursuivi, avez-vous pu savoir quelle était la meilleure chose à faire pour s’en protéger ? plonger au sol comme vous l’avez fait ou autre chose ?

    • Rozal dit :

      Salut Valérie ! 🙂
      Merci de ton retour ! 🙂

      Oui je me suis renseigné auprès d’un désinsectiseur spécialisé dans les guêpes et autre frelon. Il m’a confirmé qu’il ni a rien à faire, se coucher était la meilleure solution 🙂

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